Gitan
Petits et vifs, les Gitans (nom d’origine Gitsani) vivent en caravanes aux couleurs flamboyantes, portés par la musique, la danse et l’art de la route. Chassés d’Orijìsa (terre chaude de fleuves sacrés et cités-États), ils ont migré vers l’Ouest durant les derniers siècles jusqu’à l’Ouespéro, surtout Orrixe, Ixaravie, Kaldaya et Arvanie. Clanique et solidaire, leur peuple est apprécié mais souvent rejeté, accusé de vols et de malheurs.
Langues
Les Gitans parlent la langue de la contrée qui les a accueillis : Arvanien, Kroumien, Orrinique et Thrixe sont des exemples pertinents.
Noms
| Catégorie | Noms | Sélection |
|---|---|---|
| Prénoms féminins | Allimin, Cashmere, Elderi, Gentin, Jemm, Laila, Magdan, Penell, Sayki, Zubia | — |
| Prénoms masculins | Barendo, Dawali, Fennix, Hesod, Norryt, Ozray, Piram, Riton, Tralgar, Vanus | — |
Physique
| Taille | Moyenne |
|---|
Particularités
Le personnage acquiert les capacités suivantes.
Subtil
Le personnage peut acquérir à rabais un des talents parmi la liste suivante : Furtivité ou Roublardise. Également, il peut tenter de se cacher d’une créature qui le voit lorsqu’il est légèrement obscurci par la présence d’une autre créature de taille supérieure à la sienne.
Description
Morphologie et apparence physique. Petits et nerveux, les Gitans ont des gestes précis, des yeux vifs et des traits souvent marqués par le soleil et la route. Ils privilégient des vêtements confortables aux couleurs vives, des bijoux et des étoffes flamboyantes, adaptés à la vie en caravane. Leur silhouette se fond facilement dans la foule, ce qui renforce leur réputation de discrétion.
Psychologie et personnalité. Curieux, sociables et rusés, ils lisent vite l’humeur d’un groupe et savent désamorcer (ou attiser) une tension par l’humour et la musique. Leur sens de la liberté prime sur l’ordre établi, ce qui les rend insaisissables aux yeux des autorités. Opportunistes mais loyaux envers les leurs, ils protègent leur clan avant toute chose.
Culture et traditions. Leur vie s’organise autour de la caravane, qui tient lieu de foyer, d’atelier et de scène ambulante. Chants, danse, récits et spectacles sont au cœur de leur identité, héritage d’une ancienne caste d’artistes itinérants. Ils transmettent leurs savoir-faire par la famille : astuces de route, artisanat léger, tours d’adresse et codes de discrétion.
Histoire récente. Chassés de leur pays d’origine en Orijìsa, une terre chaude aux plaines poussiéreuses, aux cités-États et aux fleuves sacrés, ils ont fui par vagues durant les derniers siècles. Leur migration vers l’Ouest s’est faite lentement, freinée par le rejet, les frontières et les climats trop rudes. Chaque étape a laissé des familles éclatées, des noms changés et des rancunes tenaces.
Situation géographique. En Ouespéro, on les croise surtout dans le Sud et l’Est : Orrixe, Ixaravie, Kaldaya et Arvanie, le long des routes marchandes, des foires et des marges urbaines. Ils s’installent rarement plus d’une saison au même endroit, privilégiant les haltes près des marchés et des gués. Les plaines tempérées et les régions agricoles leur conviennent, tant pour la circulation que pour les occasions de travail.
Organisation politique. Leur structure est clanique : une caravane regroupe plusieurs familles, guidées par un ancien, une doyenne ou un duo de “chefs de route” reconnus pour leur jugement. Les conflits se règlent par arbitrage interne, serments, compensations et bannissement plutôt que par recours aux lois locales. Les alliances entre caravanes sont souples, faites d’échanges, de mariages et de dettes d’honneur
Relations inter-espèces. Ils cherchent à s’entendre avec tous et s’adaptent facilement aux coutumes locales, mais leur réputation de voleurs, d’arnaqueurs et de “sans honneur” entraîne méfiance et exclusions. On les tolère pour leurs services (musique, artisanat, guides, messagers), puis on les accuse des malchances quand ils repartent. Ils gardent donc une diplomatie prudente : sourires en public, vigilance en privé.